CONSTRUIRE DES LOGEMENTS ÉQUITABLES

  • Soutenir la construction d’éco-quartiers et d’immeubles en coopératives. Nous voulons qu’une fondation de droit public puisse avoir une politique active d’acquisition de terrains (dans la commune et dans la région), de construction de logements de qualité et à des prix abordables grâce à une saine maitrise de la gestion du parc immobilier.
Lors de la prochaine législature, la construction du quartier des Cherpines devrait être effective. Nous rappelons ci-dessous la position des socialistes de Plan-les-Ouates telle que nous l’avions présenté dans notre journal en juin 2013.

Alors que la Commission des Grands Projets Urbains (GPU) du Conseil municipal de Plan-les-Ouates étudie actuellement le Plan Directeur de Quartier (PDQ) du périmètre des Cherpines, force est de constater que, pour les Socialistes, la déception et l’inquiétude sont au rendez-vous car l’objectif annoncé initialement, y compris par les milieux immobiliers, de réaliser un écoquartier aux Cherpines s’estompe toujours plus. Mais pour nous cela ne doit pas être une fatalité.

Historiquement, les Socialistes, convaincus de la nécessité d’offrir davantage de logements aux habitant-e-s de notre canton, ont soutenu le déclassement du périmètre des Cherpines-Charrotons, tout en insistant pour qu’un tel projet offre en priorité du logement aux classes moyennes et à bas revenus. Ces populations sont en effet celles qui souffrent le plus de la situation dramatique du marché immobilier genevois. Les 5 pièces à plus de 5’000 francs par mois ne manquent pas aujourd’hui ; par contre ceux à moins de 2’000 francs sont introuvables !

An niveau cantonal, la résolution socialiste R611 intitulée « Plaine de l’Aire : priorité aux logements !» avait été largement acceptée par le Grand Conseil le 24 septembre 2010, en marge du débat relatif au déclassement ; elle invitait le Conseil d’Etat à élaborer un plan localisé de quartier qui intègre les principes suivants :

  • Priorité aux logements à forte densité, afin de ne pas « gaspiller » le territoire déclassé;
  • Priorité aux logements à faibles loyers, de type logement d’utilité publique (LUP), et aux coopératives favorisant des constructions de type «écoquartier»;
  • Développement d’infrastructures sportives et culturelles adaptées aux besoins communaux et cantonaux avérés et déterminés sur la base des besoins des futurs utilisateurs (coordination au niveau cantonal);
  • Intégration d’activités économiques diversifiées et de proximité dans le plan d’ensemble;
  • Si possible maintien d’activités agricoles de proximité;
  • Relogement des entreprises agricoles en activité sur le territoire touché par le déclassement, et non pas à se limiter à des indemnités pécuniaires, et à donner, pour ce faire, les moyens nécessaires à la fondation pour les zones agricoles spéciales.

Hélas aujourd’hui, la réalité, celle des affaires en particulier, a rattrapé et dépassé les beaux principes de l’ambition politique :

  • Le terme «écoquartier» a été remplacé par celui moins précis de «quartier durable» et les discussions sur le nombre de places de parkings vont bon train;
  •  Au Grand Conseil, la Commission d’aménagement vient de balayer la motion M2031 des Verts invitant le Conseil d’Etat «à attribuer à ce périmètre un ratio de stationnement adapté à un éco-quartier desservi par une offre abondante de transports publics et « à prendre toutes les mesures nécessaires, en commençant par l’élaboration du plan directeur de quartier, pour construire un éco-quartier digne de ce nom et protéger les futurs habitants et les riverains des nuisances du trafic automobile.»;

Par ailleurs, dans la présentation de septembre 2012 du périmètre, il est indiqué que «la moitié des 3’000 logements sera subventionnée, l’autre moitié sera répartie entre logements à loyer libre et copropriété » ;

Pour un périmètre qui se construit sur une zone précédemment agricole, où le prix du terrain ne dépasse pas 10 francs/m2, il n’est pas acceptable de réaliser le 50% en logements à loyer libre et en copropriété. Ce périmètre offre justement la possibilité de réaliser des logements à loyer modéré, subventionnés ou non, mais qui répondent véritablement aux besoins prépondérants de la population genevoise, sans que cela se fasse au détriment de l’indispensable mixité sociale.

Les Socialistes vont poursuivre à tous les niveaux leurs efforts pour que l’aménagement de ce périmètre réponde réellement aux besoins des Genevoises et des Genevois, notamment en :

  • permettant l’acquisition de parcelles par les collectivités publiques pour accorder des droits de superficie à des coopératives, dont les loyers, pour des logements à caractéristiques équivalentes, sont facilement inférieurs de 20% à ceux du marché libre ;
  • réalisant des équipements publics de proximité, en particulier une nouvelle piscine publique;
  • diminuant l’impact de la place de la voiture dans ce périmètre ;
  • offrant des conditions-cadres réellement attractives – en particulier en termes de loyers – aux indépendants et commerçants qui voudront s’installer dans ce nouveau quartier.

Roger Deneys, député au Grand Conseil et ancien conseiller municipal